Après le MVP
Un MVP réussi, c'est un MVP dont on sait quoi faire.
La question n'est pas « est-ce que les utilisateurs aiment ». C'est « est-ce qu'ils
reviennent, et est-ce que quelqu'un est prêt à payer ». Ces deux réponses décident de la
suite bien mieux qu'un avis enthousiaste.
Nous posons les instruments de mesure avant le lancement, pas après. Et nous acceptons
qu'une des issues possibles soit d'arrêter — c'est aussi un bon retour sur investissement.
Critères de validation Trois chiffres, fixés avant le lancement.
- Activation
- % qui vont au bout
- La part des inscrits qui atteignent le moment où le produit rend son service. En dessous d'un seuil, le problème est le parcours, pas le marché.
- Rétention à 7 jours
- % qui reviennent
- L'indicateur le plus honnête. On peut acheter une première visite ; on n'achète pas un retour spontané.
- Intention de payer
- nombre d'engagements
- Une promesse verbale ne compte pas. Un paiement, un bon de commande ou une liste d’attente signée, oui.
Issue 1 Ça marche — on passe à l'échelle Le sujet devient technique : ce qui tenait pour cent utilisateurs ne tient pas pour dix mille. On renforce l'architecture, la base de données et l'hébergement, on industrialise le déploiement, et on priorise la roadmap avec les données réelles plutôt qu'avec le plan initial.
Issue 2 Ça marche à moitié — on pivote C'est le cas le plus fréquent, et le plus utile. Une partie du produit trouve son public, une autre non. Le MVP a fait exactement son travail.
Issue 3 Ça ne marche pas — on arrête Avoir dépensé 40 k€ pour découvrir qu'un marché n'existe pas est un excellent investissement. L'alternative est de le découvrir à 400 k€.